En campagne à Lubumbashi, le candidat Véron Mosengo-Omba n’a pas promis des miracles. Ni des trophées immédiats. Encore moins une révolution achevée en quatre ans. Son ambition, dit-il, est plus sobre et sans doute plus durable : poser les bases d’un football congolais enfin structuré.
« Nous ne prétendons pas réaliser tout cela en quatre ans. Le plus important, c’est de mettre les fondations. »
Le mot revient comme un leitmotiv. Fondations. Pour le seul candidat encore en lice à la présidence de la Fédération congolaise de football association, le véritable chantier ne consiste pas à tout reconstruire d’un coup, mais à installer une architecture suffisamment solide pour que ses successeurs puissent poursuivre l’œuvre.
« Même lorsque nous ne serons plus là, ceux qui viendront après nous devront pouvoir continuer. »
L’ancien secrétaire de la CAF dresse au passage un constat sévère de l’organisation actuelle de la fédération. À ses yeux, la confusion entre fonctions politiques et administratives illustre l’absence de structure.
« Allez à la FECOFA et demandez le directeur financier, on vous présentera un membre du Comité exécutif. Ce n’est pas normal. »
Une formule simple, presque brutale, pour résumer son diagnostic : il manque les bases.
Mosengo-Omba ne garantit pas l’exécution intégrale de son programme de onze axes. Il promet en revanche une direction claire, une méthode et un point de départ concret.
« Même si nous ne réalisons pas tout, vous verrez que nous commencerons sérieusement dès notre arrivée à la fédération. »
Dans son discours, la promesse n’est pas celle d’un homme providentiel, mais celle d’un bâtisseur. Un dirigeant convaincu qu’avant de viser les sommets, le football congolais doit d’abord apprendre à tenir debout.
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