Véron Mosengo-Omba a parlé avec l’assurance de ceux qui ont déjà traversé des tempêtes plus violentes. Face aux journalistes, ce samedi, à Lubumbashi le candidat à la présidence de la Fédération congolaise de football association a assuré ne pas redouter l’ampleur de la mission qui l’attend.
Il voit dans l’état actuel du football congolais un défi stimulant plutôt qu’un obstacle insurmontable.
« Quand je vois certains présidents de ligues travailler encore comme à l’âge de la pierre, c’est un challenge. Mais avoir peur ? Non. »
Pour justifier cette sérénité, Mosengo-Omba convoque son expérience à la CAF. À son arrivée en 2021, l’instance continentale traversait, selon lui, une crise profonde.
« Il manquait un million de dollars pour payer six mois de salaires des employés. Lorsque j’ai quitté la CAF, il y avait au moins 120 millions de dollars de trésorerie et les compétitions avaient atteint un niveau que personne n’attendait. »
Le candidat de 66 ans assure que la recette est simple : instaurer des règles claires et les appliquer avec rigueur.
« Ce que nous allons faire n’est pas très compliqué. Il suffit de faire les choses dans les règles. »
Mosengo-Omba refuse toutefois toute posture triomphaliste. Il rappelle que les résultats obtenus à la CAF ne relevaient ni de la magie ni d’une quelconque supériorité.
« Cela ne veut pas dire que ceux qui étaient là avant étaient moins intelligents. Nous avons simplement mis des règles en place et les avons appliquées. »
Entouré d’une équipe qu’il juge solide, le seul candidat encore en lice affiche une conviction intacte : la FECOFA peut être redressée si la gouvernance redevient une question de méthode, de discipline et de volonté.
Rédigé par Florence zaina
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