En campagne à Lubumbashi, Véron Mosengo-Omba a dévoilé l’une de ses solutions phares pour assainir le football congolais : la professionnalisation de l’arbitrage.
Face à la presse locale, le candidat à la présidence de la Fédération congolaise de football association a estimé que les problèmes récurrents de corruption dans l’arbitrage ne pourront être résolus qu’en donnant aux arbitres un véritable statut professionnel.
« Pour lutter contre les problèmes d’arbitrage, nous allons professionnaliser ce secteur. Nous allons sélectionner 30 à 35 arbitres qui deviendront des employés de la fédération. Ils percevront un salaire mensuel pour arbitrer nos matchs, afin d’éviter certaines pratiques. »
L’ancien secrétaire général de la Confédération Africain de Football s’appuie sur son expérience à la CAF pour défendre cette approche. Selon lui, la revalorisation des arbitres a déjà permis d’améliorer sensiblement la qualité de l’arbitrage sur le continent.
« Lorsque nous sommes arrivés à la CAF en 2021, certaines fédérations et certains clubs choisissaient eux-mêmes les arbitres. Nous avons presque réussi à remettre tout le monde sur le droit chemin. Nous avions augmenté leurs primes et nous avons commencé à obtenir de meilleurs résultats. »
Convaincu que cette méthode peut être transposée en République démocratique du Congo, Véron Mosengo-Omba se dit confiant quant à la possibilité de restaurer la crédibilité des compétitions nationales.
« Je pense que nous réussirons à surmonter ce problème une fois à la FECOFA. »
À travers cette proposition, le candidat entend faire de l’arbitrage un maillon fort de son projet de refondation, avec pour objectif de garantir des compétitions plus justes, plus transparentes et plus crédibles.
Rédigé par Florence zaina
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