Antidopage : « La sensibilisation est notre plus grand combat », affirme le Dr René Ngiebe

Antidopage : « La sensibilisation est notre plus grand combat », affirme le Dr René Ngiebe

À l'heure où le sport de haut niveau est de plus en plus confronté aux défis du dopage, le président du Comité national antidopage congolais, Dr René Ngiebe, appelle à une véritable prise de conscience. Dans un entretien accordé à Zmedia, il insiste sur l'importance de la prévention et regrette le manque de moyens dont dispose la structure qu'il dirige.

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Florence Zaina
24 juillet 2026
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À l'heure où le sport de haut niveau est de plus en plus confronté aux défis du dopage, le président du Comité national antidopage congolais, Dr René Ngiebe, appelle à une véritable prise de conscience. Dans un entretien accordé à Zmedia, il insiste sur l'importance de la prévention et regrette le manque de moyens dont dispose la structure qu'il dirige.

Revenant sur la récente Coupe du monde, le Dr Ngiebe rappelle que la recherche de la performance peut parfois pousser certains sportifs à franchir la ligne rouge.

« Nous sortons d'une Coupe du monde passionnante où tout le monde voulait gagner. Et quand on a envie de gagner, on peut malheureusement utiliser des méthodes interdites. Lorsqu'une structure est là pour réglementer tout cela, elle est parfois perçue comme un empêcheur de tourner en rond. C'est pourquoi il faut sensibiliser et convaincre les sportifs que le dopage est une question très sérieuse. »

Pour le responsable du comité national, la lutte contre le dopage ne peut pas être évaluée uniquement à travers les contrôles effectués ou les cas détectés.

« Il est difficile de faire une évaluation, parce que plusieurs paramètres entrent en ligne de compte. »

Le Dr Ngiebe rappelle également que la RDC est liée à des engagements internationaux. Dans le cadre de la lutte mondiale contre le dopage, les États ayant ratifié la Convention internationale contre le dopage dans le sport se sont engagés à soutenir leurs organisations nationales antidopage.

« Il a été convenu entre les gouvernements et le Comité international olympique que les pays ratifient cette convention afin que les États participent pleinement à cet effort. »

Cette convention impose notamment aux gouvernements de mettre à la disposition des organisations antidopage des ressources humaines, financières et logistiques suffisantes.

Mais en RDC, la réalité reste plus complexe.

« Avec tous les défis auxquels notre pays est confronté, il n'est pas évident, pour le moment, que tous ces moyens soient mis à notre disposition. »

Malgré ces contraintes, le président du Comité national antidopage assure que la sensibilisation des athlètes, des entraîneurs et des fédérations demeure la priorité. Pour lui, prévenir vaut mieux que sanctionner, afin de préserver l'intégrité du sport congolais et de protéger les sportifs contre les conséquences du dopage.

Tags : #Sport
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Florence Zaina
Journaliste

Rédacteur sur ZMediaCom

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