Face aux tensions internationales liées à la guerre en Iran et à la hausse des prix du pétrole sur le marché mondial, le gouvernement de la République démocratique du Congo a pris des mesures pour prévenir toute rupture d’approvisionnement en carburant.
À cet effet, la ministre d’État en charge des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, a présidé une réunion d’urgence lundi 9 mars 2026 à Kinshasa avec les responsables des sociétés pétrolières de logistique.
La rencontre s’est tenue en présence du ministre de l’Aménagement du territoire, Jean-Lucien Bussa.
Anticiper les effets de la crise internationale
Selon les participants, cette réunion visait à analyser les mécanismes permettant de garantir la continuité de l’approvisionnement en produits pétroliers, dans un contexte marqué par la flambée des cours du brut depuis les frappes visant plusieurs sites stratégiques en Iran fin février 2026.
Le baril de pétrole se négocie actuellement autour de 96,62 dollars, ravivant les inquiétudes d’une hausse durable des prix à la pompe.
Des solutions envisagées.
Plusieurs pistes ont été évoquées lors de cette réunion, notamment :
la compensation rapide du manque à gagner pour les sociétés pétrolières commerciales ;
la réduction du prix moyen frontière ;
la recherche d’options pour développer une capacité locale de raffinage.
Des réserves disponibles
Les autorités se veulent toutefois rassurantes.
La RDC disposerait encore d’un stock stratégique de carburant estimé à deux mois, ce qui laisse au gouvernement le temps de mettre en œuvre les mesures nécessaires afin de sécuriser la chaîne d’approvisionnement.
Ces dispositions visent à préserver la stabilité du marché national et à éviter toute perturbation majeure dans la distribution des produits pétroliers pendant cette période de tensions internationale
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