La prise de position de Joseph Kabila à la tête d’un nouveau mouvement politico-militaire suscite des réactions au sein de la classe politique et de la société congolaise. Dans ce contexte de tensions sécuritaires persistantes, Francine Wabi Katempa, coordonnatrice de la Dynamique des femmes leaders du Grand Katanga (DFL-GK), exprime son indignation et appelle à la défense de l’unité nationale, au respect de la Constitution et au rejet de la violence comme moyen de conquérir le pouvoir.
L’ancien président congolais a été annoncé, le 12 octobre à Goma, à la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), une nouvelle structure politico-militaire qui succède à l’Alliance Fleuve Congo (AFC). Cette annonce intervient alors que l’Est de la République démocratique du Congo reste confronté à une crise sécuritaire majeure.
Face à cette évolution, Francine Wabi place la souveraineté du peuple congolais au centre de son message. Pour elle, l’avenir du pays ne peut être compromis par des ambitions politiques poursuivies au moyen des armes.
« La souveraineté de la République démocratique du Congo appartient au peuple. Notre pays ne doit en aucun cas devenir un terrain de violences pour des ambitions de leadership », souligne-t-elle dans sa prise de position.
La coordonnatrice de la DFL-GK condamne fermement cette nouvelle orientation politico-militaire. Elle estime que le recours à la rébellion constitue une remise en cause de l’ordre constitutionnel et des institutions républicaines.
Elle qualifie l’annonce de la création de ce mouvement d’« acte de haute trahison envers la Constitution et le peuple congolais ». Une accusation qui traduit la gravité de son opposition à cette démarche.
« En choisissant la rébellion, il piétine l’honneur des institutions qu’il a lui-même incarnées », affirme-t-elle au sujet de Joseph Kabila.
Au-delà de la personne de l’ancien chef de l’État, son message porte sur un principe qu’elle juge fondamental : la légitimité démocratique doit reposer sur la volonté populaire et le respect des règles constitutionnelles, et non sur la menace des armes.
Francine Wabi Katempa articule sa prise de position autour de trois exigences : préserver l’unité nationale, refuser la violence comme mode d’accès au pouvoir et maintenir la vigilance démocratique.
Elle appelle ainsi les forces vives de la nation à se mobiliser pour défendre l’intégrité territoriale de la RDC et préserver la cohésion entre les Congolais, dans un contexte où les tensions politiques se superposent à l’insécurité persistante dans l’Est du pays.
« Nous appelons toutes les forces vives de la nation à faire bloc pour défendre l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo », insiste-t-elle.
La responsable de la Dynamique des femmes leaders du Grand Katanga entend rappeler que la souveraineté nationale et la stabilité des institutions constituent, à ses yeux, des enjeux qui dépassent les clivages politiques.
Son message se veut un appel à la responsabilité collective : préserver l’unité du pays, défendre les principes démocratiques et privilégier une issue respectueuse de l’ordre constitutionnel face aux tensions qui traversent la République démocratique du Congo.
Commentaires 0
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à commenter !
Soyez le premier à commenter cet article !