Le ton monte du côté du ministère de la Justice. Face à la multiplication de publications jugées offensantes contre le président Félix Tshisekedi sur les réseaux sociaux, le ministre d’État et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a décidé de passer à l’offensive judiciaire.
Dans une communication officielle rendue publique lundi, le patron de la Justice congolaise annonce avoir instruit les services compétents d’engager des poursuites contre les auteurs de messages considérés comme injurieux, menaçants ou attentatoires à l’image du Chef de l’État. Ces contenus auraient été largement diffusés après la conférence de presse présidentielle du 6 mai dernier.
Pour les autorités judiciaires, certains messages dépasseraient les limites de la liberté d’expression et relèveraient désormais du champ pénal. Le ministère estime que ces dérives numériques risquent d’alimenter les tensions et de fragiliser le respect des institutions de la République.
Guillaume Ngefa insiste notamment sur le fait que la fonction présidentielle bénéficie d’une protection légale particulière. Dans cette logique, il a demandé aux magistrats et services spécialisés de retracer les auteurs des publications incriminées, y compris ceux opérant depuis l’étranger, grâce à des moyens judiciaires et technologiques adaptés.
Le ministère prévient également que toute tentative d’utilisation des réseaux sociaux pour encourager la haine, la violence ou les provocations politiques pourrait entraîner des sanctions prévues par la loi.
À travers cette démarche, les autorités entendent renforcer le contrôle de l’espace numérique et rappeler que les plateformes en ligne restent soumises aux lois de la République.
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