En LINAFOOT, la survie de nombreux clubs repose avant tout sur l’engagement personnel de leurs dirigeants.
Faute de revenus solides et de sponsors réguliers, plusieurs équipes vivent sous perfusion, portées par la passion et les sacrifices de leurs présidents.
Les charges sont pourtant énormes : déplacements longs et coûteux, hébergement, logistique, primes de match…
Dans ces conditions, assurer des salaires réguliers devient un véritable défi.
Pour beaucoup de clubs, les dépenses dépassent largement les maigres ressources disponibles, sans réelle perspective de titre.
Face à cette réalité, la stratégie est souvent la même : former et valoriser des joueurs pour les transférer vers des clubs plus structurés comme le TP Mazembe, le FC Saint-Éloi Lupopo, l’AS Vita Club, l’AS Maniema Union ou encore le FC Les Aigles du Congo, une jeune formation qui s’impose progressivement dans le paysage national.
Ces locomotives bénéficient d’un avantage : la capacité d’attirer plusieurs sponsors et de participer aux compétitions interclubs de la CAF, où une qualification en phase de groupes peut rapporter des ressources importantes.
Mais l’équilibre reste fragile, notamment pour des clubs historiquement soutenus par des figures politiques. Le SM Sanga Balende, autrefois stable sous la gestion d’Alphonse Ngoy Kasanji alors gouverneur, illustre aujourd’hui les difficultés liées à l’absence d’un tel soutien.
Malgré tout, certains clubs dits « modestes » parviennent à s’organiser avec rigueur, à l’image de l’AS Malole ou de Céleste FC.
Au cœur de ce système précaire, une constante demeure : sans ces dirigeants passionnés, souvent dans l’ombre, une grande partie du football congolais ne survivrait tout simplement pas.
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