Lorsqu'il prend les commandes de la sélection congolaise, peu de personnes imaginent alors que la RDC retrouvera aussi rapidement la Coupe du monde.
Le chantier est immense. Les Léopards sortent de plusieurs années d'irrégularité, alternant promesses et désillusions. Le potentiel existe, mais les résultats ne suivent pas toujours. Il faut reconstruire une identité, redonner une direction et surtout recréer une culture de la victoire.
Quatre ans plus tard, le constat est tout autre.
Sous la conduite de Sébastien Desabre, la RDC a retrouvé une stabilité rarement observée ces dernières années. Le groupe vit bien, les cadres ont pris leurs responsabilités et une nouvelle génération a émergé autour de joueurs comme Chancel Mbemba, Cédric Bakambu, Yoane Wissa, Meschack Elia ou encore Lionel Mpasi.
La qualification pour la Coupe du monde a déjà constitué une immense réussite. Elle a mis fin à une attente de 52 ans et offert à toute une nation le droit de rêver à nouveau.
Mais les grandes histoires ne s'arrêtent jamais à la qualification. Les grands entraîneurs sont souvent jugés sur leur capacité à faire exister leurs équipes lors des rendez-vous les plus importants.
Face au Portugal, Desabre et ses hommes ont envoyé un premier message au monde entier. La RDC n'est pas venue au Mondial pour apprendre. Elle est venue pour rivaliser. Le match nul (1-1) obtenu face à l'une des meilleures sélections de la planète a renforcé cette conviction.
Face à la Colombie, l'enjeu devient encore plus important. Une victoire placerait les Léopards aux portes d'une qualification historique pour le deuxième tour. Mais elle pourrait aussi faire entrer définitivement Desabre dans une autre dimension.
Car si la qualification pour le Mondial lui a permis de gagner le respect du football congolais, un exploit face aux Colombiens pourrait lui offrir quelque chose de plus rare : une place durable dans la mémoire collective.
Les supporters se souviennent toujours de ceux qui leur ont offert des émotions inédites. Aujourd'hui, Desabre est déjà l'homme qui a ramené la RDC à la Coupe du monde.
Demain, il pourrait devenir celui qui lui a permis d'y gagner et de rêver plus grand encore.
À Guadalajara, ce n'est donc pas seulement un match de groupe qui attend les Léopards. C'est peut-être le rendez-vous qui peut consacrer définitivement le travail de quatre années de patience, de construction et d'ambition.
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