Le développement du kickboxing en RDC ne se heurte pas seulement au manque de soutien financier de l'État. L'achat du matériel constitue également un véritable casse-tête pour les clubs et les athlètes. C'est le constat dressé par le président de la Fédération congolaise de kickboxing, David Tshimanga, au micro de Zmedia.
Selon lui, la discipline connaît pourtant un réel engouement à Kinshasa.
«Nous avons beaucoup de difficultés. Si nous prenons uniquement la ville de Kinshasa, on a dénombré cette année 250 clubs qui pratiquent le kickboxing, le full contact, le muay thaï et les disciplines affinitaires, pour 1 000 athlètes affiliés.»
Mais derrière cette croissance se cache une réalité économique difficile. Avant même de monter sur le ring, un pratiquant doit disposer d'un équipement complet.
«Un athlète ne peut pas se passer de gants, de protège-tibias, de coquille, de casque et de corde à sauter.»
Le problème est que ces équipements sont à la fois rares sur le marché congolais et particulièrement coûteux.
«Si nous allons dans un magasin, ces matériels sont déjà rares et coûtent énormément cher. Rien que pour équiper un athlète, il faut compter entre 200 et 250 dollars américains.»
Face à cette situation, la Fédération est contrainte de faire des choix.
«Nous essayons tant soit peu d'habiller les athlètes de l'équipe nationale uniquement et nous demandons aux clubs de se prendre eux-mêmes en charge.»
Un défi supplémentaire pour une discipline qui continue de se développer malgré des moyens limités et qui espère, à terme, bénéficier d'un accompagnement plus important afin de permettre à ses nombreux pratiquants d'évoluer dans de meilleures conditions.
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