Face aux critiques récurrentes visant la gouvernance des fédérations sportives congolaises, Didier Budimbu reconnaît avoir trouvé une situation particulièrement difficile à son arrivée au ministère des Sports. Invité sur le plateau de L’Heure de vérité, le ministre estime que près de 80 % des fédérations présentaient des problèmes liés notamment aux élections ou à la légitimité de leurs dirigeants.
« On est arrivé, on a trouvé beaucoup de désordre au sein des fédérations », a-t-il reconnu, évoquant des dirigeants contestés ou installés dans des conditions jugées irrégulières.
Le ministère assure depuis vouloir jouer un rôle de supervision et d’accompagnement. Lorsque des difficultés sont constatées, les responsables fédéraux sont convoqués afin d’identifier les blocages et tenter de « rectifier le tir ».
Didier Budimbu cite notamment la FECOFA, qui fonctionnait avec un Comité de normalisation en l’absence d’un comité exécutif élu. La tenue des élections a depuis permis, selon le ministre, de remettre une structure dirigeante en place.
« Il y a maintenant un comité qui est là, donc je pense qu’il y aura un changement », affirme-t-il.
La boxe fait également partie des disciplines où des avancées ont été enregistrées, même si le ministre reconnaît que « beaucoup de choses » restent encore à régler.
Pour le ministre Budimbu, le chantier reste donc vaste. Le ministère entend continuer à accompagner et à pousser les différentes fédérations afin d'améliorer leur fonctionnement et leur gouvernance.
« Je pense qu’on va y arriver », assure le ministre, convaincu que la volonté des acteurs du sport congolais permettra progressivement de remettre de l’ordre dans le secteur.
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