Quel était le principal mal dont souffrait le sport congolais à son arrivée au ministère ? Pour Didier Budimbu, le diagnostic est sans détour : le manque de moyens, les infrastructures insuffisantes, mais surtout l’absence d’une véritable professionnalisation du secteur.
Invité sur le plateau de L’Heure de vérité, le ministre des Sports reconnaît que le chantier reste immense. « Il faut guérir le sport congolais », estime-t-il, tout en admettant que cette transformation est encore loin d’être achevée.
Au-delà des moyens financiers et des infrastructures, Budimbu pointe un problème de fond : le statut même du sportif. Selon lui, le sport congolais a trop longtemps été considéré comme une activité de loisir plutôt que comme un véritable métier.
« Pour moi, le sport, que ce soit le football ou les autres disciplines, les athlètes doivent le prendre comme étant leur métier », explique-t-il.
Pour le ministre, la professionnalisation est indispensable pour permettre aux athlètes de se consacrer pleinement à leur discipline et d'améliorer leurs performances.
L'ambition est donc de créer un environnement dans lequel le sportif peut vivre de son activité, bénéficier de meilleures conditions de préparation et envisager sa carrière avec davantage de sérénité.
« Si c’est transformé en métier, les gens vont plus donner comme ailleurs et on aura plus de résultats », assure Budimbu.
Un changement de modèle qui constitue, à ses yeux, l’un des grands défis du sport congolais : passer d’un sport pratiqué comme un loisir à un véritable secteur professionnel capable de produire durablement des champions.
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