À l’approche des Championnats d’Afrique de lutte 2027, qui se tiendront à Kinshasa, la préparation ne concerne pas uniquement les athlètes. La Fédération Congolaise de Lutte (FECOLUTTA) mise également sur la formation de ses techniciens afin de rapprocher l’encadrement national des exigences du haut niveau international.
C’est dans cette perspective qu’a débuté, ce jeudi matin à Kinshasa, un séminaire destiné aux entraîneurs de niveau 1 de la Fédération internationale de lutte (United World Wrestling – UWW). La formation est conduite par l’expert international et officier de développement de l’UWW, l’Ivoirien Vincent Aka, triple participant aux Jeux Olympiques.
Dès l’ouverture des travaux, le formateur a placé l’évaluation des acquis au centre de la démarche. Selon lui, il est indispensable de connaître précisément le niveau technique des participants avant d’engager tout processus de formation.
Un potentiel local à consolider
Au cours de son intervention, Vincent Aka a reconnu l’existence de compétences et d’un potentiel importants au sein de la lutte congolaise. Il estime toutefois qu’un travail supplémentaire reste nécessaire pour permettre aux entraîneurs nationaux de répondre pleinement aux exigences des compétitions internationales.
S’appuyant notamment sur l’évolution de Daniel Steeve, observée dans le cadre de ses travaux, l’expert de l’UWW a relevé l’écart qui peut encore exister entre les méthodes pratiquées au niveau national et celles appliquées sur la scène internationale.
L’objectif du séminaire est donc de donner aux entraîneurs des outils leur permettant de franchir progressivement ce cap.
Techniques modernes et préparation scientifique
Durant la formation, plusieurs aspects essentiels de l’encadrement sportif seront abordés. Les participants seront notamment appelés à approfondir leurs connaissances en matière de préparation physique, de planification de l’entraînement et de techniques adaptées aux exigences actuelles de la lutte.
Une attention particulière sera également accordée à la compréhension et à l’application du règlement international, un élément déterminant pour accompagner efficacement les lutteurs lors des compétitions régionales, continentales et mondiales.
Pour la FECOLUTTA, le renforcement des compétences des entraîneurs constitue un investissement à long terme. La qualité de l’encadrement étant étroitement liée à la progression des athlètes, cette formation doit contribuer à mieux structurer la filière et à préparer les représentants congolais aux prochaines échéances internationales.
À Kinshasa, la préparation des Championnats d’Afrique 2027 commence donc aussi dans les salles de formation, avec l’ambition de construire un encadrement technique davantage en phase avec les standards de la lutte internationale.
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